Telle est la vision de l’Office cantonal AI du Valais, organe d’exécution de la Loi fédérale sur l’assurance-invalidité (LAI) pour le canton. Une des tâches principales est d’accompagner les personnes atteintes dans leur santé vers une activité adaptée sur le marché primaire du travail.
Au travers de différentes mesures de réadaptation, l’objectif des prestations est de prévenir, réduire ou même éviter l’invalidité, en permettant aux personnes de rétablir, maintenir ou améliorer leur capacité de gain ou leurs aptitudes à accomplir leurs travaux habituels, afin de mener une vie autonome et responsable.
Ci-après, vous pouvez consulter les principaux chiffres-clés de notre Office AI pour l’année 2025.
Lieu de travail
Hommes
Femmes
Total
Sion
47
110
157
Martigny
6
16
22
Brigue
6
4
10
Total du personnel
59
130
189
10 744
10 744
demandes AI dont 40% d’assurés mineurs
25 061
25 061
décisions et communications AI notifiées
4 866
4 866
décisions et communications AVS notifiées
1 472
1 472
nouvelles rentes accordées
1 808
1 808
rentes révisées d’office ou sur demande
10 705
10 705
personnes au bénéfice d’une rente AI dans notre canton
4 809
4 809
mesures de réadaptation professionnelle entreprises
855
855
personnes atteintes dans leur santé réinsérées sur le premier marché du travail
Les enquêteurs de l’Office cantonal AI du Valais : sur le terrain, en lien direct avec les réalités de nos bénéficiaires
Au sein de l’Office cantonal AI du Valais se trouve une profession essentielle, mais parfois méconnue : celle d’enquêteur AI. Leur mission ? Appliquer le droit au plus près de la réalité de vie de chaque personne assurée. Pas de cape ni de chapeau de détective, mais une expertise pointue, beaucoup de rigueur et une bonne dose de sens humain. Car si la loi sur l’assurance-invalidité (LAI) fixe le cadre, la vie, elle, n’entre pas toujours parfaitement dans des cases administratives. C’est donc en allant rencontrer les personnes assurées directement chez elles que l’enquêteur obtient l’image la plus fidèle de leur quotidien.
Une enquête qui dépasse le simple dossier
Chaque enquête débute par une analyse minutieuse du dossier : état de santé, parcours professionnel, revenus professionnels, contexte familial. Puis vient l’enquête sur place, étape centrale où l’on découvre concrètement les difficultés rencontrées dans la vie de tous les jours.
Cette immersion n’est pas anecdotique : elle permet de comprendre ce que les rapports médicaux et les documents présents dans le dossier n’expliquent pas toujours. Elle permet une prise de décision, au plus près des réalités et besoins particuliers de nos assurés.
Pour les assurés n’exerçant pas (ou partiellement) une activité lucrative, l’évaluation se fait dans le contexte des travaux habituels du ménage. Il s’agit d’objectiver les empêchements dans des activités telles que l’entretien du logement, la préparation des repas, les achats, la lessive, ou la prise en charge des enfants.
Alors que le taux d’invalidité repose sur des textes juridiques précis, l’enquête permet de déterminer comment la santé impacte réellement la capacité d’agir.
Les indépendants : une réalité économique à examiner avec finesse
Pour les travailleurs indépendants, y compris les exploitants agricoles, l’enquête combine observation de terrain et analyse comptable. Comprendre si l’activité peut se poursuivre malgré l’atteinte à la santé exige d’examiner les chiffres, mais aussi ce qu’ils ne disent pas. L’enquête sur place apporte alors des éléments indispensables : la comptabilité, à elle seule, ne raconte pas toute l’histoire.
Les enquêteurs veillent ainsi à ce que les revenus pris en compte reflètent la réalité économique et non une certaine fiction fiscale.
Allocation pour impotent : autonomie et dignité au centre
L’évaluation de l’impotence, pour adultes comme pour mineurs, nécessite un regard attentif sur l’assistance nécessaire pour accomplir les actes ordinaires de la vie : se déplacer, s’habiller, manger, etc.
Qu’on vive à Brigue, à Monthey ou dans une vallée plus reculée, un même principe prévaut : c’est l’état de santé qui compte et surtout les éventuelles répercussions sur l’accomplissement des actes ordinaires de la vie, pas l’endroit où l’on habite.
L’enquêteur vérifie également que tout moyen auxiliaire utile soit utilisé. En effet, des solutions simples peuvent parfois soulager considérablement.
Contribution d’assistance : précision et responsabilité
Pour déterminer le droit à la contribution d’assistance, l’enquêteur évalue minutieusement le temps d’aide requis dans toutes les dimensions de la vie quotidienne, y compris l’activité professionnelle et l’organisation au sein du foyer.
Cette prestation étant subsidiaire, il s’agit également de s’assurer qu’aucune autre aide ne couvre déjà ces besoins. C’est un travail d’équilibriste entre contingences légales et bon sens.
Connaissance indispensable des conditions réelles sur place
En 2025, l’Office AI du Valais a traité plus de 10 000 demandes et conduit près de 5 000 mesures de réadaptation professionnelle. Derrière ces chiffres, il y a des collaborateurs engagés qui, chaque jour, donnent un visage humain à l’assurance-invalidité.
La double compétence — juridique et relationnelle — des enquêteurs permet des décisions fondées, équitables, conformes au principe de justice sociale. En rencontrant les assurés sur leur terrain de vie, ils rappellent que l’AI n’est pas une simple administration, mais un service public attentif à la dignité de chacun.
La mission est exigeante, parfois complexe, mais toujours essentielle.
Intégration de la gestion des risques au cœur de la stratégie : un enjeu pour l’innovation et la performance
L’implémentation de la gestion des risques au sein de notre office marque un tournant stratégique majeur, évoluant d’une culture teintée par la prudence vers une gestion proactive visant à transformer les risques en leviers d’innovation et d’agilité chaque fois que cela est pertinent. Dans un environnement en constante évolution, marqué par la transformation digitale et les nouvelles attentes des assurés et de nos partenaires, le véritable risque réside désormais dans l’inaction.
Cette nouvelle approche se concrétise par l’instauration du Corporate Risk Management (CRM), directement intégré à la stratégie de gouvernance et au management du changement. Ce cadre de gestion des risques vise à intégrer de manière cohérente la prise en compte des risques dans les processus à tous les niveaux de l’organisation.
Afin d’assurer une gestion des risques structurée et complète, notre office a mis en place une approche fondée sur deux processus distincts, mais complémentaires. Le premier est le processus SMSI (Système de Management de la Sécurité de l’Information), dédié à la gestion des risques liés à la sécurité de l’information. Pour ces derniers, une approche prudente est adoptée, avec une tolérance au risque très faible, voire nulle, pour les risques évitables graves. Cette approche est en ligne avec nos objectifs de conformité et de sécurisation des données, l’office visant d’ailleurs la certification ISO 27001 au printemps 2027. Le second processus est celui de la Direction, formalisé en 2025. Il est conçu pour gérer les risques stratégiques et transversaux, en intégrant systématiquement l’évaluation des risques dans le processus de prise de décision stratégique. Cela permet de garantir que chaque décision soit alignée avec nos objectifs à long terme, tout en tenant compte des risques associés.
« Dans le cadre du Corporate Risk Management, notre office s’engage ainsi à adopter une gestion proactive des risques chaque fois que cela est pertinent. Nous reconnaissons que certains risques, lorsqu’ils sont soigneusement évalués et contrôlés, peuvent devenir des sources d’opportunités et de valeur ajoutée pour l’organisation. »
Cornelia Metrailler, Riskmanager
La gestion proactive des risques est essentielle dans trois domaines clés. Dans les projets, il est crucial d’intégrer l’évaluation des risques dès la phase de planification, afin d’anticiper et de limiter les impacts potentiels. En ce qui concerne les prestations transversales, la coordination et la communication entre les processus sont fondamentales pour la gestion des risques partagés, permettant de surmonter les obstacles liés à un fonctionnement en silos. Enfin, dans le domaine des risques stratégiques et plus particulièrement en matière de digitalisation, il est nécessaire d’accepter des risques maîtrisés et calculés, pour encourager l’innovation et l’amélioration continue des services. Ainsi, la gestion des risques est perçue non pas comme un frein à l’action, mais comme un filet de sécurité qui permet de prendre des décisions plus rapides, plus sûres, et plus agiles.
Le succès de la démarche repose sur un véritable changement de culture et sur une responsabilité partagée à tous les niveaux de l’organisation. La Direction, en tant que moteur et promoteur de cette initiative, incarne cette vision par exemple en allouant un temps spécifique à la gestion des risques lors des séances du team Direction. Cette impulsion est cruciale pour renforcer la confiance et l’adhésion des collaborateurs.
L’approche repose avant tout sur la promotion du dialogue et de la collaboration en équipe. L’objectif est d’encourager les échanges ouverts et la résolution de problèmes collectifs et de favoriser la simplicité et l’efficacité face aux imprévus. Cette démarche, fondée sur l’apprentissage continu, oriente l’organisation vers une plus grande agilité.
Pour ancrer cette culture proactive, un ensemble d’outils structurés et standardisés est déployé, visant à harmoniser les pratiques à tous les niveaux. Parmi ces outils, l’évaluation des risques occupe une fonction centrale et doit être systématiquement réalisée, en particulier pour les sujets abordés lors des séances de Direction. L’organisation d’ateliers participatifs est également essentielle, non seulement pour l’identification et la priorisation collective des risques, mais aussi pour impliquer l’ensemble des acteurs dans la co-construction des solutions. La cohérence des pratiques est renforcée et le suivi de la gestion des risques optimisé grâce au développement d’un tableau de bord intégré sur l’outil Smartcockpit.
Le Corporate Risk Management vise à être un levier de décision agile, soutenu par une analyse rigoureuse des risques, permettant ainsi de répondre avec flexibilité aux enjeux de l’organisation.
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